En quoi consiste le mixage de mes pistes audio en studio ?

0 commentaire

 » En mixant votre morceau, le studio d’enregistrement donne un sens à chacune de vos pistes dans l’objectif d’avoir un ensemble harmonieux « 

Afin d’améliorer la qualité d’un morceau, un studio d’enregistrement et de création musicale propose souvent une opération de mixage des pistes audios du morceau en question. Le mix (et le mastering également) sont des étapes nécessaires afin qu’un track sonne professionnel et puisse être écouté d’une façon optimale sur les différents appareils d’écoute existant, que ce soit des enceinte, des écouteurs ou un téléphone.

Ce procédé consiste à faire ressortir le meilleur du morceau en ajustant les niveaux des pistes au moyen des réglages, de la fonction panoramique et des effets pouvant être appliqués sur les différentes pistes (la réverbération, l’autotune, la compression, l’effet delay, etc). En effectuant cette opération, vous donnerez un sens à chacune de vos pistes dans l’objectif d’avoir un ensemble harmonieux.

Bien que les commandes et les effets varient selon le logiciel et les plugins utilisés, le mix peut, universellement, être décomposé en différentes étapes :

La préparation

Tout d’abord, il faut effectuer quelques réglages de base afin de définir une organisation claire et précise. Cette étape est cruciale car elle permet de gagner un maximum de temps par la suite.

Cela consiste à :

  • Renommer les pistes de manière à savoir rapidement à quoi elles correspondent
  • Réorganiser les pistes en les déplaçant afin de regrouper celles qui sont similaires
  • Colorer les pistes afin de définir des codes couleurs selon certains critères (voix, instruments, drums, etc).

Cette organisation très visuelle permet à l’ingé son d’être plus efficace durant le mix en ayant une vision plus  simplifiée de l’ensemble des pistes du morceau.

Le mix brut

Cette étape consiste à trouver le bon équilibre entre les volumes des pistes afin que l’on entende bien tout et que l’ensemble soit le plus harmonieux possible. Selon certains ingénieur du son expérimentés, cela représente 80% du travail lors du mix d’un morceau.

Il faut donc régler les volumes piste par piste, tout en écoutant l’ensemble afin de trouver le meilleur équilibre possible.

Il faut ensuite gérer l’aspect stéréo du morceau en définissant si certains sons seront plus audibles d’une oreille que de l’autre par exemple. Cela demande de la précision et de la légèreté.

Lorsque ces deux phases sont complétées, on peut passer au mix statique.

Le mix statique

Pour cette étape, certains professionnels conseille de repasser en mono plutôt que de rester en stéréo afin d’avoir un morceau qui ressortira bien sur tous les types de supports et principalement ceux qui ne supporte que le mono (smartphone, tablette, pc portable, etc).

Le premier point du mix statique est de “nettoyer” le morceau en se débarrassant de la partie basses fréquences inutiles sur certaines pistes. Pour cela il suffit d’utiliser un filtre effaçant les fréquences en dessous d’un certain seuil pour les pistes sélectionnées.

Il faut ensuite lisser les niveaux afin d’uniformiser le volume sonore et la dynamique des pistes en utilisant un compresseur. Cela sert notamment à calmer les pics de volume sur certains éléments et à rendre homogène le volume d’une voix ou d’un instrument. 

Pour la suite, il faut jouer sur les fréquences de certaines pistes, quand cela est nécessaire, afin qu’elles ne se “mangent” pas entre elles. Cela consiste à supprimer certaines fréquences d’une des deux pistes qui se superposent et d’alterner afin de faire ressortir le meilleur des deux sans qu’elles se mangent.

Enfin, il faut régler la profondeur des pistes en utilisant de la reverb et/ou du delay afin d’apporter une respiration au morceau. C’est également un avant goût de l’étape faisant appel à la créativité de l’ingénieur du son : le mix dynamique.

Le mix dynamique

Pour cette étape, il faut simplement laisser parler toute sa créativité en plaçant des effets sur les pistes. Cela ne se limite pas qu’aux effets précédemment cités, on peut utiliser tous les types d’effets possibles et imaginables : autotune, vocoder, chorus, phaser, distorsion, automations,etc.

Bien que certains de ces effets sont pour la plupart déjà anticipés au pré-mix, lors de la session recording, l’ingénieur du son peut profiter de cette étape pour les améliorer, mieux les faire sonner, voir en rajouter d’autres.

Néanmoins, attention, le piège de cette étape est de mettre trop d’effets et que les pistes soient tellement “saturées” d’effets que le morceau peut perdre en harmonie suite à cela.

Une fois satisfait des effets, il ne reste qu’à exporter la version mixée du morceau pour pouvoir par la suite passer à l’étape du mastering.

Voilà, vous savez maintenant tout sur le mix de vos morceaux en studio !


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.