En quoi consiste le mastering en studio ?

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« Après la création, l’enregistrement et le mixage, le mastering en studio est l’ultime étape pour que votre titre sonne bien sur n’importe quel support »

Comme vous avez pu le remarquer en réservant votre séance, la plupart des studios proposent un service mastering. On vous a déjà parlé du travail de l’ingé son (Article : https://blog.studiomap.fr/en-quoi-consiste-le-travail-d-un-inge-son-en-studio/) qui consiste à vous accompagner tout au long de votre travail, et bien le mastering c’est la dernière étape de la production de votre futur single d’Or. Après la création, l’enregistrement et le mixage, c’est l’ultime étape pour que votre titre sonne bien à la fois dans vos écouteurs, dans votre voiture sur l’autoroute du soleil et en festival devant tous vos fans.

Pour rappel, contrairement au mixage de votre titre qui se fait en multipiste (voix, basses, beat, instruments etc.), le mastering se fait en stéréo sur une seule piste, quand votre mixage est terminé. Trop tard donc pour régler les problèmes de basses trop fortes ou de voix pas assez présentes. L’idée c’est plutôt d’harmoniser les morceaux d’un album entre eux, mais aussi de correspondre aux standards actuels du marché. Sauf si vous voulez que ça sonne comme dans les années 70…

Les bases

L’idéal pour que vous obteniez un bon mastering, est de le faire réaliser par un ingé son qui n’a pas participé au mixage de votre titre. Une paire d’oreilles extérieures repérera des éléments importants et ne sera pas polluée par toutes les galères rencontrées pendant le mixage. Par exemple, si vous avez dépensé beaucoup de temps et d’énergie à mixer une voix, vous serez susceptible de rester concentré sur ce détail pendant l’écoute du mix, tandis qu’un ingé son « neutre » aura une écoute plus juste. Si vous n’avez pas cet ingé son sous la main, on vous conseille de faire une bonne pause entre le mixage et le mastering pour vous rafraîchir un peu les idées.

Comme vous pouvez le voir, c’est un processus complexe et assez onéreux, qui demande un peu plus d’organisation. Il vous faudra un système son de très bonne qualité que l’ingé son connaît par cœur : tonalité, puissance des basses, clarté dans les aigües etc. 

Le mastering, c’est 4 étapes cruciales qu’il faut parfois étaler sur plusieurs séances studio ; Studiomap vous explique tout :

L’égalisation (EQ)

Au-delà du fait d’avoir une bonne qualité sonore, votre titre doit aussi correspondre aux standards du marché de la musique. En fonction des époques, on aura tendance à booster les basses, donner plus de places aux aigus ou encore mettre de la reverbe absolument partout (les groupes indie on vous voit!). On ne vous demande pas d’être esclaves de la tendance et de faire de la UK Drill ou du Wejdene, mais comprenez que les auditeurs (y compris vous !) sont habitués à certaines sonorités plutôt qu’à d’autres. On remarque par ailleurs qu’un titre masterisé dans les années 70 ou 80 sonne moins fort et moins clair qu’un titre des années 2000 (pour des questions évidentes de mode et de technologie). 

La compression 

Le but de la compression est de contrôler le volume sonore général de votre morceau. Pour cela, il faut atténuer certains pics et de redonner plus de puissance à certains aspects pour que le morceau soit « uni » et garde une même dynamique du début à la fin. Attention quand même à ne pas en abuser au risque de perdre les moments d’intensité et de contraste de votre titre. Au contraire, le compresseur peut vous aider à mieux amener un crescendo, un bridge, à donner plus d’impact à une séquence etc. 

Pour la musique Rap et électro, on utilisera plus un compresseur « Classique », tandis qu’un compresseur multibandes sera plus pertinent pour articuler les instruments (basse, guitare, clavier etc.) entre eux.

Le limiteur

C’est souvent la dernière étape de votre mastering, il permet d’augmenter le volume de votre morceau en évitant les problèmes de saturation. Concrètement, ça consiste à réduire le volume des pics audios pour qu’ils ne dépassent jamais 0db. En gros, vous pouvez pousser le son fort sans que ça grésille. 

L’édition / le séquençage 

Dans le cadre d’un album, d’un EP ou d’un medley, c’est l’étape qui détermine l’ordre et les transitions entre les morceaux. C’est là que vous allez ajouter des fondus, des temps de pauses entre les pistes etc. 

La conversion / l’export

Maintenant que votre morceau est terminé et que toutes les grosses maisons de disque vous font du pied, il faut choisir les formats de diffusion de votre titre. Si vous souhaitez le lire sur votre ordi ou le poster sur une plateforme de diffusion type Youtube, Apple Music ou Spotify ; il faudra le mettre sous format MP3, FLAC, Ogg etc. Pour le passer sur CD pour qu’il arrive en tête de gondole de la Fnac des Ternes, il faut le faire passer de 24 bit à 16 bit. 

Attention à la perte de qualité pendant l’export, ce serait quand même dommage après tout ce travail. Pour éviter ces petits désagréments, il existe des techniques comme le Dithering pour améliorer les données de votre son au format numérique.


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